autour de "Purgatoire à Ingolstadt", critique de Juliette Hugot*

Publié le par Juliette Hugot

Purgatoire à Ingolsdadt est une pièce écrite en 1924 par Marieluise Fleisser et mise en scène par Maëlle Poésy. Cette pièce montre toutes les difficultés de la jeunesse entre les histoires de cœur, la religion, les cruelles relations sociales et les conflits familiaux. Le spectacle s'ouvre avec une danse très dynamique sur un morceau de Vivaldi réunissant tous les acteurs. Tout au long de la pièce, le personnage de Roelle nous montre l'univers des jeunes adolescents. Ce jeune homme très croyant est attiré physiquement par la jeune Olga, mais cette dernière profite des sentiments qu'il a envers elle pour la manipuler. Comme tout adolescent, Roelle veut faire partie d'une bande unie par l'amitié, mais il est victime de bizutage et d'humiliation et est donc pris pour le bouc émissaire. Sa mère, extrêmement présente, a de lui une vision naïve et le cajole beaucoup trop pour son âge. Le spectateur a un point de vue interne sur Roelle, car il voit ce que ce jeune homme entend et pense dans sa tête et cela crée un lien d'empathie pour ce personnage isolé.

Les costumes, très simples et intemporels, sont parfaitement adaptés à la personnalité des personnages. Le décor lui aussi est assez basique mais suffit largement pour se situer lors d'une scène, grâce aussi aux petits éléments placés par les acteurs qui sont des indicateurs de lieux. Le tout est très simple mais cela permet de laisser place à l'admirable jeu des acteurs.

Le spectacle se ferme sur le même enchaînement musical et dansé qu'au début, ce qui nous fait comprendre qu'il ne traite qu'une partie de la jeunesse de Roelle et qu'il y a un éternel recommencement avec les erreurs de jeunesse. Le personnage de Roelle est particulièrement touchant et transmet bien, je trouve, les difficultés rencontrées par certains jeunes lors de l'adolescence et des questions existentielles que tout le monde se pose à cette période de sa vie.

Purgatoire_a_Ingolstadt3-cJulien-Piffaut.jpg                                                                                                 © Julien Piffaut

 

* Juliette Hugot est l'une des participantes à  C'est pas beau de critiquer ?, atelier de critique théâtrale initié pour la deuxième saison par le TDB. Elle a écrit cette critique suite à sa découverte de Purgatoire à Ingolstadt , pièce de Marieluise Fleisser mise en scène par Maëlle Poésy.

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