Laurence Jourdy nous livre son regard sur "Embrace", chorégraphié et interprété par Edmond Russo et Shlomi Tuizer
De la solitude à la rencontre puis à la relation sensuelle entre deux êtres
Noir et silence
Puis seuls deux bras nimbés de chaude lumière se mouvent gracieusement, libres.
Ailes d'un oiseau vers l'envol ?
Pulsation d'un cœur ?
Voix sensuelle, paroles lentes et bien articulées d'un poème dont l'incompréhension ne nuit pas à la réponse des danseurs.
Éclairage rasant, horizontal de toute la longueur gauche de la scène
Deux hommes dansent au sol, yeux bandés, sans se soucier l'un de l'autre,
cherchant à s'élever.
Étroit rectangle lumineux, espace où se retrouvent les deux danseurs prêts à se rencontrer.
Ils enlèvent leurs bandeaux et dansent face à face en miroir l’un entraînant l’autre.
La scène se morcelle de carrés de lumière où les deux êtres dansent au son d’une musique rythmée
L’un essayant d’attirer l’attention de l’autre
Fin de la scène, les deux hommes se retrouvent l’un contre l’autre
L’un des deux se change en tenue de ville mais, toujours, indifférence du deuxième.
Une paire de lunettes et... enfin découverte de l'autre.
Suit un ensemble de jeux d'enfants, positions ludiques à deux,
Les danseurs semblent se mouvoir sur un coussin d'air.
Un tissu ocre, fluide leur sert de tapis de jeux
Alternance de nuit silencieuse, de nuit poétique, de musique lumineuse
Danse tendre, maternelle, corps liés par une manche
Puis enlacements timides et maladroits
Suit un jeu de foulards de couleur ocre
C'est beau, drôle, sensuel et harmonieux
Musique des corps, danse des mots
Rapprochement de deux êtres dans le jeu, la légèreté et la douceur.