perspectives élastiques, le regard d'Amandine Georges
So what happened in TDB between mardi 20/12 et jeudi 22/12 ?
Salle Jacques Nierfor, l’équipe des Mécaniques Célibataires continue à répéter Le Nerf et c’est à mon tour de me glisser sur les gradins pour assister à une partie du travail.
Sur le plateau ? Etienne Grebot, tout en nerfs, incarne Ernie, « boxeur de travers » (c’est ainsi que le présente Sam, un de ses acolytes). Il a revêtu son costume : bandelettes, chaussures de boxe montantes aux lacets bleus fluo, survêtement noir, gants rouges ; assortiment de couleurs bizarres, un peu flashy qui lui donne l’air tout à la fois d’un boxeur punk et d’un super héros ; et même sans la présence du coach, il sautille sur place, décoche des directs du droit à Chief (Jean O’Cottrell) et campe un boxeur tout à fait convaincant !
Côté décor ? A mon avis, Patrick Girod pense que scénographe n’est pas toujours un métier facile… Il a fini de peindre en gris les panneaux de bois du décor et Kiki, un des techniciens intermittents du TDB, a badigeonné sur l’envers un produit ignifugé transparent. Tout va pour le mieux jusqu’à ce que Guillaume Malvoisin, le metteur en scène, passe par là. Et vous savez ce qu’il préfère ? L’envers du décor, plein des coulures et des grumeaux laissés par le vernis… Si, si, je vous jure… Pourquoi ? Parce que l’intrigue du Nerf se passe dans une arrière-salle de cinéma, derrière l’écran, donc derrière le décor. Alors, qu’a fait Patrick ? Il s’est assis sur son bel ouvrage, il a démonté tous les pans un par un et il les a retournés pour que le spectateur voie l’envers du décor. Heureusement, Guillaume est content…
Et dans l’atelier ? On s’active toujours, en écoutant Céline Dion à fond… On colle des miroirs sur de grands panneaux de bois. Mais on fabrique un autre décor, celui des Mouches, pièce de Jean-Paul Sartre, dont la mise en scène d’Eric Ferrand sera créée début janvier au parvis Saint-Jean.
On l’aura compris, en cette fin d’année, qui voit se monter simultanément deux créations, le TDB fourmille d’activités. Mais, tout à coup, en ce soir du jeudi 22 décembre, quelques jours avant Noël, le théâtre s’endort : « envolée de moineaux », pour reprendre une des répliques de Sam (Jacques Ville) dans Le Nerf. Affaire à suivre, au mois de janvier !