Tomber le short

Publié le par petitcâstle

Beaucoup de choses sont en cours en ce moment au TDB. Particulièrement aujourd'hui. Allez, hop, balançons, puisque ce n'est pas un secret mais une procédure légale et réglementaire qui se déroule à la DRAC Bourgogne : à l'heure où j'écris ces lignes (brrr) a lieu l'ultime étape de recrutement du successeur du dirlo François Chattot. [hum...]

Mais comme les listes ont le vent en poupe, sachez que ce 21 septembre est, aussi, 1) la Journée des décisions radicales (aux dires de l'Imprévisible) ; 2) l'anniversaire de la première séance de la Convention nationale qui a décrété l'abolition de la royauté ; 3) l'anniversaire, encore, mais plus récent, du suicide de Montherlant « pour échapper à l'angoisse de devenir aveugle subitement » ; 4) la veille des Entrées de saison organisées par le TDB ; 5) la fin de la troisième semaine de répétitions de Folie Courteline.

D'ailleurs ce spectacle constitue l'objet réel de ce billet, et depuis l'arrivée à nierFor des équipes emmenées par le metteur en scène Ivan Grinberg, la salle Jacques Fornier a des allures de ruche... Fabrications d'éléments de décors dans les ateliers ; répétitions, danses, musiques, précision des lumières et du son côté plateau ; cantine assurée par Hubert Anceau côté cuisine, etc.La preuve en images, puisque le hall d'accueil lui-même est investi par l'atelier de couture :

 

 

IMG_0096.JPG

 

Les 2,5 habitués de ce blog auront peut-être reconnu la costumière au travail. Pour les 78 491 autres non-habitués mais consultants compulsifs à la recherche du nom du nouveau dirlo - décidément, c'est une obsession chez vous ? - il s'agit de Marie Meyer [qui a priori n'a pas postulé à la direction du TDB. enfin du moins on lui a demandé et elle a nié. fermement. donc non, faudra repasser...].

Costumière travaillant sur le tournage du Chanoine Kir, c'est à cette occasion qu'elle a rencontré Ivan Grinberg. Entre deux boutons et de fausses fesses à coudre, Marie prend le temps de livrer quelques explications.

  • Sur la création des costumes : « J'ai d'abord rencontré Ivan qui m'a parlé du projet et donné le texte des pièces. Après quelques échanges j'ai réalisé les premiers croquis et maquettes, au sujet desquels nous avons à nouveau échangé. Puis j'ai commencé à travailler pour proposer des éléments qui puissent les aider dans le jeu, leur fournissant cela avec des costumes de répétition sortis des stocks du TDB ou achetés pour l'occasion. Ils ont travaillé avec deux semaines, ce qui a permis de dégrossir et de savoir ce qui fonctionnait ou pas. Maintenant je rectifie, j'affine. Elodie qui s'occupe des coiffures et du maquillage commence elle aussi à intervenir. Dans l'ensemble, c'est vraiment un jeu entre mes envies, mes recherches, ce que le comédien souhaite faire de son personnage, son corps, le décor, et bien évidemment le projet du metteur en scène... »

  • sur le travestissement : « Les rôles de femmes étant joués par des hommes, mon objectif est donc de transformer le corps du comédien, de le féminiser afin que cela soit crédible. Pour Louison dans Le Droit aux étrennes, je lui ai ajouté de la poitrine ainsi que des hanches, ce qui correspond bien à son personnage de vieille perruche. Pour Mme Boulingrin, c'est plus à première vue le côté bourgeois, bien habillé, sans travers ni fausses notes qui ressort. Mais on se rend compte que c'est qu'une apparence, car très vite tous les personnages de Courteline se révèlent assez barrés... »

IMG_0093.JPG

au mur : les "maquettes" ou "silhouettes" correspondant à chaque personnage

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article