Un conte musical au cœur des bas-fonds d’une ville anglaise, par Léonard Dumont

Publié le par Léonard Dumont, Lycéen reporter

C’est avec une mise en scène assez inhabituelle, composée d’un mélange de musique, de film d’animation et de théâtre, que la jeune compagnie britannique 1927 installée au théâtre Mansart nous raconte l’histoire d’Agnès et de sa fille Eavie. Un beau jour, celles-ci emménagent rue du Hareng saur, dans « le Bayou », une banlieue malfamée et délaissée d’une ville anglaise dans laquelle, une fois la nuit tombée, les rues sont envahies d’enfants surexcités…

Sur scène, le jeu des trois acteurs est assez statique. Ce sont en fait les décors projetés sur les écrans placés sur la scène qui s’animent et font bouger les comédiens. Cette mise en scène ingénieuse leur permet de jouer, malgré le décor minimaliste, toutes sortes de situations : ils peuvent courir dans la rue, être couchés dans leur lit, accoudés à la fenêtre de leur appartement. La musique, tantôt drôle, tantôt oppressante, est omniprésente et jouée en direct par une actrice, ce qui permet aux spectateurs de s’immerger facilement dans l’univers étrange de la pièce, qui ressemble parfois à celui des contes de Charles Dickens. Toutefois, il peut être difficile de suivre à la fois les surtitres et la pièce lorsqu’on ne maîtrise pas la langue de Shakespeare.

Mêlant rires et critiques de nos sociétés bureaucratiques et des politiques des villes à l’égard des banlieues « à problèmes », cette pièce assez pessimiste, rythmée par le refrain « quand on naît dans le Bayou, on y meurt aussi » (disent les habitants…), questionne sur ce petit monde oublié de tous et intrigue. À voir absolument !

 

Critique de The Animals and Children took to the streets par Léonard Dumont (Te S)

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