Roméo et Juliette des temps modernes, par Mathilde Paris
Et si, pour une soirée, l’atheneum se transformait en place de la Bastille ? Eh bien, c’est arrivé le temps des représentations de La Dernière noce. Charles Devenin, patron des entreprises Devenin, a bien compris qu’il ne fallait pas se rendre à la Mutualité, mais à la Bastille...
Avec un texte d’une grande actualité, la troupe du Théâtre Nomade, implantée en Bourgogne, convie le spectateur à une satire sociale : Charles Devenin, qui a pour plus grande qualité de savoir exactement quand retourner sa veste, côtoie un maire corrompu, prêt à tout pour sauver sa peau, y compris à tuer son frère et à marier son neveu de force, un cardinal cupide, peu à cheval sur les horaires, et un commissaire pas très dégourdi qui veut sévir pour assouvir une envie de revanche sur les moqueries qu’il a endurées. La troupe ne s’arrête pas là : des prolétaires licenciés par Devenin s’invitent au mariage des riches. Dans cet éternel conflit riches-pauvres, qui l’emportera ? Les uns veulent un mariage arrangé, les autres une vie décente. Quatre jeunes gens, Rémi, le neveu du maire et Lili, la fille de prolos, Victoire, la fille de Devenin et l’immigré clandestin, s’aiment d’un amour qui transcende les classes sociales. Comme dans toutes les bonnes histoires, même s’ils appartiennent à des camps ennemis, ils finissent par triompher !
Pour mettre en scène cet amour sur fond de satire sociale, des petits papillons en papier, des costumes kitsch et des masques de la commedia dell’arte, qui donnent vie à un jeu burlesque. Une comédie musicale entraînante et comique, entre Georges Brassens et les Rita Mitsouko !
Critique de La Dernière noce par Mathilde Paris (1ère L option audiovisuel)