numérologie personnelle
Il paraît qu'il fait beau et que ça dure depuis plus de dix jours. Je m'en fiche. Que c'est le printemps et que nous approcherions même du mois d'avril. Pas mon problème. Que nous aurions déjà changé d'heure. M'en fous.
Mes stores et volets sont fermés depuis des semaines, je ne vois pas la lumière du jour et n'ai plus conscience ni de l'heure, ni du calendrier. Enfin, si. Les jours se comptent en fonction du nombre de journées restantes avant le BAT du numéro 12 de l'Acteur public – le bon à tirer étant le document prêt à partir chez l'imprimeur – , trimestriel du TDB se consacrant pour ce "gros" numéro au Festival Théâtre en Mai. Donc là, par exemple, nous sommes à J-4.
Les heures, elles, ont laissé la place aux 16 pages de l'Acteur public que je compte et recompte frénétiquement sur le chemin de fer (document détaillant le contenu page par page du trimestriel) en différenciant les achevées de celles encore en chantier.
Bon, vous allez me demander comment, dans ce cas-là, déterminer l'écoulement d'une journée ? Très simple : j'ai Florent Guyot. Tous les matins, après être arrivé au travail (entre 8h56 et 8h58), avoir allumé son ordinateur (vers 9h-9h01) et consulté ses mails (durée variable d'une dizaine à une vingtaine de minutes), le responsable de la communication du TDB me téléphone (entre 9h10 et 9h21, donc) pour me demander « alors, t'en es ou ? ». Imparable. Sauf les week-ends, mais là, en général, ce sont mes autres chefs rédac's qui prennent spontanément le relais... Et dans le pire des cas, Florent Guyot reprend sa vigie dès le lundi...
Enfin, pour la météo, je compense l'absence de soleil par le changement régulier de fond d'écran de mon ordinateur – en ce moment, c'est celui-là :
oeuvre - si, si - d'eric pougeaud
Oui, je sais, pas très météorologique, mais c'est ce que je rêve de pouvoir répondre aux mails et messages téléphoniques qu'on m'adresse... Sauf que je ne peux pas. Donc je prends sur moi, compte jusqu'à trois histoire de me détendre et retourne à mes moutons. Mes pages, en somme. Pourquoi jusqu'à trois ? Le 3 avril, c'est le jour du BAT de l'Acteur public. Mais 3 c'est, aussi, le nombre de trimestriels édités par le TDB sur une saison ; le nombre d'années d'un mandat de direction de CDN ; le nombre de cheveux blancs que j'ai trouvé à côté de mes cheveux ce matin – remarquez que je ne dis pas « je me suis trouvée trois cheveux blancs », non, improbable, quelqu'un a dû les y glisser là... Florent Guyot, peut-être ? – ; le nombre de spectacles présents sur chaque double page de cet Acteur public ; le nombre de critiques écrites par Claire Liger-Doly à ce jour sur des spectacles vus au TDB. Tiens d'ailleurs, voilà ce que je fais une fois compté jusqu'à trois : je mets en ligne. Et zou.