Un âne et une légende coréenne, par Clémence Nuttinck

Publié le par Clémence Nuttinck, Lycéenne reporter

Intitulée Wuturi, l'histoire du bébé géant, cette pièce coréenne offre un décor assez simple : une toile où sont projetées des images mobiles avec de magnifiques graphismes.

L'un des acteurs joue un âne. C'est un personnage très caractéristique de la pièce. Il est comique, souriant et rappelle des personnages de la commedia dell'arte. La première fois qu'il apparaît, il arrive en faisant la danse de l’âne, son maître, un marchant de sel, sur son dos. Un chant traditionnel coréen interprété sur scène par la chanteuse et les musiciens accompagne son entrée. Dès les premières répliques le public est charmé par cette créature qui nous rappelle le légendaire âne dans « Schrek ». Cet animal, aussi étrange que cela soit, parle. Il se plaint des coups de fouet que lui assène son propriétaire et s’exprime à la manière d'un enfant. Son maître, lui, est très vulgaire et têtu comme un âne... Le personnage qui joue l’âne tient deux bâtons avec des oreilles collées au bout, il se sert des bâtons pour faire les pattes de devant et dès qu'il veut écouter, il les met vers ses oreilles, cela augmente sa capacité à tout entendre sur tout.

L'âne est toujours dans l'exagération, par exemple, il va se mettre à pleurer très bruyamment alors que la mauvaise nouvelle n'est pas encore annoncée.

Par tout ces procédés, l'âne fait le lien entre la scène et le public, parlant aux spectateurs et s'amusant à en charmer quelques-uns.

Enfin, c'est un personnage essentiel jusqu'à la fin de la pièce car c'est lui qui révèlera à tous le talon d'Achille de Wuturi. Le général tuera alors le bébé géant, qui était destiné à lui ravir le trône.

J'ai beaucoup aimé ce spectacle, qui mêle le théâtre traditionnel coréen avec le contemporain. Aussi surprenant que cela puisse être, on s'aperçoit qu'on retrouve plusieurs thèmes abordés dans la mythologie grecque.

C'est une troupe très joyeuse, énergique qui communique sa bonne humeur au public. Cette pièce mêle la danse, le chant, la marionnette et le jeu. Le tout est vraiment beau et émouvant !!

 

Critique de Wuturi, l'histoire du bébé géant par Clémence Nuttinck (2nde option Théâtre)

 

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article