Jean la Chance et dé à coudre
Voilà plus d'une semaine que l'équipe de Jean la Chance, emmenée par le chef de troupe Jean-Louis Hourdin, a investi le Parvis Saint-Jean. Prochaine production TDB, cette pièce de jeunesse de Bertolt Brecht sera créée le 27 novembre prochain (d'ailleurs un dossier Pièce (dé)montée signé Amandine Georges est disponible ICI). Mais en attendant la première, l'équipe est encore en répétitions. Dans ces moments-là, le plateau est loin d'être le seul espace réquisitionné et il est beau de voir comme la machine en cours déborde sur les autres lieux du théâtre :
où diable est passé mon verre de vin ?
Eh oui, nous nous trouvons bien dans la chapelle qui accueille en temps normal le Bar du Parvis... Un zinc transformé pour plusieurs jours en atelier couture.
non décidément, pas moyen de remettre la main dessus... et les tucs, alors, sont passés où ?
C'est dans cet espace que travaillent actuellement Raffaëlle Bloch, Juliette Gaudel et Chloé Thévenard. Au sujet de l'élaboration des costumes, Raffaëlle, scénographe et costumière, raconte : « Certaines silhouettes ont été meneuses du projet et nous avons construit les choses comme un puzzle, à partir des premières pièces déjà présentes et des personnages. Après, certains choix se sont aussi fait sur des questions de rapports colorés au plateau, indépendamment de la narration. Un accessoire peut définir un cadre, une couleur, tout comme un interprète ou un type de corps séduisant. Dans l'ensemble nous avons tenté d'aller dans le sens de la beauté des acteurs. Les comédiens étant présents sur le plateau tout le temps, les costumes sont aussi conçus en fonction d'un état de non-jeu ou d'acteurs en attente. »
l'oie en attente de ses ultimes plumes
Préparant l'oie que Jean va troquer au cours de son périple, Chloé Thévenard, assistante costumière, explique : « Raffaëlle souhaitait que l'oie puisse perdre des plumes. Elle est donc en tulle et rembourrée de plumes. » Le résultat est un animal au corps plus vrai que nature... « Sur ce spectacle on ne sait jamais si les costumes sont réalistes ou pas. Il y a cet aspect également dans la scénographie, avec un rapport pictural et en même temps quelque chose de très naturel, qui va de soi... »
la robe en crêpe Georgette, au tissu aussi chic que son intitulé
Juliette Gaudel, chef costumière, prépare, elle, la « robe que porte Jeanne, femme de Jean, lorsqu'elle réapparaît au cours du spectacle. Sa particularité est d'être en crêpe Georgette, tissu léger et fin et sur lequel sont cousus des paillettes. Son tombé est très beau mais la robe est fragile et assez difficile du point de vue de la construction. »
Pour le reste, rendez-vous du 27/11 au 1/12... Ou rendez-vous ICI afin de lire le dossier Pièce (dé)montée réalisé par Amandine Georges - je me répète, là, peut-être ?